Université pour tous de Bourgogne

Chalon-sur-Saône

Joseph BARD (1803-1861) Un romantique bourguignon qui aimait les églises et détestait les chemins de fer

Groupe Patrimoine écrit de Bourgogne - UTB Chalon, 2009, ISBN 2-9522244-5-5, 32€

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Témoin bavard de son époque, de sa région, Joseph Bard fait paraître de nombreux articles dans les journaux et publie des essais.

Témoin de son époque, il est pris entre autres dans la tourmente de l’évolution industrielle, maudissant dans un premier temps l’invention du chemin de fer, bruyant, sale, qui détrônerait le transport par voie d’eau, puis reconnaissant l’utilité de cette « nouveauté ». Le ton emporté de ses polémiques lui vaut de nombreux ennemis.

Témoin de sa région. Né près de Beaune, il restera, malgré le côté tumultueux de ses rapports avec journalistes et autres engagés politiques, attaché à cette ville et ses environs, tout en proclamant par exemple que Chalon est la ville la plus aimable et la plus accueillante.

Joseph Bard est un voyageur impénitent qui observe intensément ce qui l’entoure et ce qu’il visite :

– les paysages de sa chère Bourgogne, entre Beaune et Chalon, entre Chalon et Tournus, qu’il décrit avec une affectivité parfois troublante ;

– les gens qu’il rencontre, dans les vignes comme dans les mines au Creusot, il les décrit dans leur appartenance à des groupes sociaux, en regrettant la perte des repères moraux d’antan ;

– d’autres paysages aussi dans les pays traversés lors des missions à lui confiées par le ministère de l’Instruction Publique, en Italie, en Afrique du Nord, ce qui donne naissance entre autres à « L’Algérie en 1854, itinéraire général de Tunis à Tanger » ;

– les monuments sacrés qu’il explore pierre après pierre et à propos desquels il propose une organisation des styles qui, si elle n’est plus usitée telle quelle, aura servi à clarifier l’évolution de l’architecture au travers des siècles. Son important « Manuel d’Archéologie sacrée burgundo-lyonnaise » témoigne de sa capacité d’observation et de synthèse. Les monographies de l’abbatiale de Tournus et de Saint-Vincent de Chalon, entre autres, se veulent didactiques.